La biodiversité est en grand danger, au niveau mondial. A ce titre, l’ONU a adopté une Convention sur la diversité biologique en 1992 avec pour objectif de stopper son déclin à l’horizon 2020.

Par ailleurs, il existe aussi un accord entre les pays européens pour protéger la nature: le réseau Emeraude. Ce dernier a été instauré pour protéger les espèces et les milieux naturels menacés ou en voie de disparition. La Suisse compte déjà 140 espèces et 43 sites classés «Emeraude». Cela a été rendu possible grâce à l’engagement de la Confédération, des cantons et des communes.

Cependant, il reste encore beaucoup à faire, car sur 10 350 espèces répertoriées en Suisse, plus de 250 ont déjà disparu, 554 sont en passe de l’être et presque 4000 sont menacées à des degrés divers (sources: Confédération – Liste rouge des espèces menacées, 2010).

Nous sommes tous concernés

Pour ne citer qu’elles, les abeilles contribuent à 80% de la pollinisation naturelle. Si elles venaient à disparaître, nous assisterions à un effondrement de la biodiversité et à l’appauvrissement des ressources végétales naturelles.

Or, aujourd’hui, elles succombent par millions; empoisonnées notamment par les engrais et la phytopharmacologie chimique.

Se pensant impuissants et peu concernés, beaucoup d’entre nous se disent: «Tout cela me dépasse, puis-je vraiment faire quelque chose à mon niveau?». La réponse est «oui!».

Des gestes écologiques simples pour une meilleure qualité de vie

Partout à travers le monde, des millions de personnes agissent, à leur niveau et dans leur quotidien, pour participer à la préservation de la biodiversité.

Peut-être faites-vous déjà partie des vaillant-e-s protectrices et protecteurs de la planète ou alors, peut-être dites-vous: «Dès 2019, je m’y mets!».

Vous pourriez par exemple commencer par des gestes très simples qui consistent à économiser l’eau, à consommer moins et mieux, à vous nourrir bio et local, à recycler les déchets et à privilégier l’utilisation d’engrais et de produits phytopharmaceutiques naturels.

Une petite réserve naturelle dans votre jardin

Si vous en avez la possibilité, vous pouvez transformer votre cour ou votre jardin en une mini-réserve naturelle en accueillant, dans les limites de la légalité et du respect du voisinage, certaines espèces de petits animaux et d’insectes.

Vous pouvez par exemple leur fournir de quoi s’abreuver, s’abriter se nourrir et se reproduire. Vous pouvez aussi planter différentes variétés d’espèces végétales indigènes qui auront bien sûr été élevées sans engrais chimiques ni pesticides.

Dans la continuité, vous-même utiliserez des engrais et pesticides naturels. Si vous vivez en appartement, si vous n’avez pas la possibilité d’initier une telle démarche, vous pouvez tout autant vous engager auprès d’une association ou adhérer à une communauté active dans le domaine de l’écologie et du développement durable.

Et puis, sachez qu’un peu partout à travers notre pays fleurissent des jardins communautaires à vocation «bio»; une belle occasion de manger des produits locaux, sains et riches en nutriments. Ainsi, au vu de tout ce qui précède, vous contribuerez à la survie de la faune et de la flore de votre région et plus particulièrement, à celle des pollinisateurs naturels.

Un engagement collectif

De la même manière, vous pouvez aussi développer une philosophie écologique en discutant autour de vous; l’important étant d’agir en synergie.

De nombreuses associations ont aussi besoin de vos dons afin de pouvoir poursuivre leur engagement en matière de développement durable.

Une vision prospective

Notre qualité de vie dépend de la biodiversité et la biodiversité dépend du soin que nous lui apportons.

Ainsi, par des gestes simples et une attitude responsable, nous pouvons préserver notre planète et par conséquent, notre qualité de vie et celle des générations futures.