5 infos

  1. Issu d’un milieu modeste, Sébastien Loeb était destiné à une carrière d’électricien.
  2. Il est repéré alors qu’il tente sa chance par la filière de détection de la Fédération française du sport automobile.
  3. Il est à l’origine d’un nouveau style épuré dans la conduite.
  4. C’est au volant de Citroën qu’il signe tous ses exploits.
  5. Sébastien figure parmi les dix sportifs les mieux payés de France.

Vous avez récemment débuté en rallye-raid sur le Dakar. Tout remettre en question dans une carrière faite de succès: une expérience difficile?

J’étais attiré par cette course. J’avais envie de découvrir quelque chose de différent. Néanmoins, il y a des similitudes: piloter à l’instinct, etc. Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre. J’ai commis une faute dans le hors-piste. Nous savons où nous devons progresser.

A quelles difficultés avez-vous été confronté? 

Je me suis mis en tonneaux. Ça fait partie de la course mais du coup je suis parti très loin le lendemain, trois heures après les premiers, après les motos, des quads, des camions.

Le terrain était labouré, je suis arrivé dans un champ de mines, on était à la limite de s’enliser en permanence. Ce n’était pas sympa niveau pilotage. Ça ne m’a pas beaucoup amusé sur le moment. Mais c’est de ma faute si je me suis retrouvé dans ces conditions.

Tous les experts pensent vous voir briller lors de la prochaine compétition de ce type. Avez-vous la même confiance?

Tout est perfectible mais il y a un beau passé, un beau présent et un beau futur.

Je me suis retrouvé en tête du rallye de manière un peu inattendue la première semaine. Ensuite, j’étais peut-être un peu optimiste sur des portions hors-pistes auxquelles nous ne sommes pas habitués. C’était un peu plus piégeux, on est parti en tonneaux. Mais on a pris beaucoup d’expérience, on sait ce qu’il faut bosser pour l’avenir.

De manière plus générale, quel est votre point de vue sur l’évolution du sport automobile que ce soit en WRC ou en rallye-raid? 

En termes technique et d’organisation il s’adapte pour permettre à la fois aux fans, aux spectateurs et aux pilotes de prendre du plaisir. Tout est perfectible mais il y a un beau passé, un beau présent et un beau futur.

Le soucis du développement durable existe-il aussi dans ces disciplines? Comment se concrétise-t-il? 

Outre les technologies des voitures qui évoluent dans toutes les disciplines, côté Dakar par exemple, l’organisateur ASO met aussi beaucoup de choses en place avec les autorités locales, à commencer par des investissements dans des actions ciblées.