En Europe, le transport représente à lui seul environ 20 % de la consommation d’énergie primaire. La mobilité se doit de verdir au maximum, tout en respectant les principes du développement durable. Préserver les ressources naturelles et développer les énergies renouvelables sont plus que jamais une priorité. Quand on sait qu’environ 98 % de l’énergie consommée par le secteur des transports proviennent de carburants fossiles. Et les prévisions sont à la hausse en termes de croissance du secteur des transports, et donc également en terme de consommation d’énergie. Les prévisions annoncent une augmentation de 35 à 50 % de la demande au cours des 10 prochaines années.

Transports publics et mobilité non motorisée

Encourager la mobilité verte inclut la marche, le vélo et les transports publics. Chacun peut, sous réserve d’une modification de son organisation quotidienne, favoriser ses déplacements sans prendre son véhicule. De plus, cela rejoindrait les recommandations pour la santé cardiovasculaire puisque nous serions amenés, dès lors, à pratiquer un exercice physique quotidien. La disponibilité de véhicules et vélos électriques s’accroît chaque année, même si leurs prix d’achat restent élevés. Cette tendance est intéressante, encore faudra-t-il s’assurer de la provenance de l’électricité. Rappelons aussi les efforts de développement de moyens de transport solaires: Solar Impulse et MobiCat, plus grand bateau solaire du monde, avec une capacité de 150 personnes sur le lac de Bienne.

Améliorer les véhicules…

… et les conducteurs! Une conduite plus raisonnable en termes de consommation (et aussi de sécurité!) est recommandée. On parle parfois d’Eco-Drive. Associée à un aménagement rationnel de votre véhicule (galerie,…), des économies substantielles peuvent atteindre 40 % de carburant en moins. Par ailleurs, les pneumatiques sont à l’origine d’environ 20 % de la consommation d’énergie d’un véhicule, soit un plein d’essence sur cinq! Diminuer la résistance au roulement constitue donc une priorité des producteurs de pneumatiques dont le rôle est majeur puisqu’un pneu vert s’accompagne, outre d’une faible consommation, de réduction des émanations de CO2. Cantons et assurances jouent le jeu et encouragent la population à s’engager dans une mobilité verte en octroyant subventions et réductions de primes.