Partout il est question de pénurie des ressources, et pourtant les prix du pétrole baissent. Le cours européen du pétrole Brent et le cours américain du WTI ont longtemps stagné entre USD100 et USD 120 avant de connaître une baisse d’environ USD30 par baril au cours des derniers mois. Bien sûr, ce prix peut toujours remonter, mais on ne sait pas quand. Actuellement, la pression exercée en faveur du développement de combustibles alternatifs provient des lois favorisant la baisse des émissions de CO2. Dans ce cadre, l’UE a ordonné la baisse des émissions de 95% d’ici à l’année 2050, par rapport au taux d’émissions enregistré en 1990. Actuellement, près de 95% des moyens de transport aérien, routier ou marin utilisent des combustibles à base de pétrole brut. L’objectif de ce secteur est toutefois de baisser les émissions de 20% par rapport aux taux mesurés en 2008, et ce d’ici à 2030. Les lois n’ont d’ailleurs pas seulement changé en Europe, mais aussi dans d’autres pays comme les Etats-Unis ou le Japon. Les gouvernements et les législateurs du monde entier adoptent donc une perspective globale et exigent des solutions en matière de mobilité.

Beaucoup de gens ne le savent pas, mais à la création de l'automobile, il existait des véhicules propulsés à la vapeur

A cette époque, les combustibles jouaient un rôle central. Ainsi, on a même inventé des voitures propulsées à la vapeur. Ensuite, l’essence et le gazole se sont imposés et dominent les marchés depuis près de 100 ans. Aujourd’hui, on cherche à nouveau des alternatives: qu’il s’agisse de ressources fossiles telles que le méthane, de combustibles synthétiques ou d’hydrogène, de véhicules à batteries ou même d’air comprimé, il existe une bonne douzaine de technologies de propulsion et de combustion. Bien entendu, il ne sera pas possible d’implémenter autant de variantes sur le marché, car cela ferait grimper les prix des véhicules et confronterait l’industrie automobile, les vendeurs, les garagistes et les stations-service à d’énormes défi s économiques.

Pour chaque catégorie, il existe le combustible idéal. C'est pourquoi il n'existera plus de monopole à l'avenir

Il sera toutefois très probable à l’avenir de trouver divers combustibles dans différents domaines. Le méthane et l’hydrogène constituent deux bons exemples. Le méthane liquide, par exemple, convient particulièrement aux poids lourds et aux bateaux. L’hydrogène, par contre, est idéal pour le transport régional comme les bus urbains et les grands et moyens véhicules particuliers. Pour les petites voitures particulières, les batteries conviennent mieux. Divers combustibles sont donc envisageables selon les exigences de mobilité et le type de véhicule. Ainsi, une di érenciation croissante se cristallisera au cours des 20 prochaines années, mais la création d’un monopole pour un combustible alternatif comme il existe aujourd’hui pour les combustibles fossiles est improbable. A moyen terme, les prix d’achat et du combustible des véhicules à combustion alternative telle que l’hydrogène s’aligneront. A terme, les utilisateurs pourront même profi ter de prix plus avantageux. Pour cela, la production doit augmenter. Les défi s technologiques, eux, sont déjà surmontés.  Les autres avantages des véhicules à pile combustible alimentée à l’hydrogène sont l’absence d’odeurs et d’émissions sans portée limite.  «Grâce aux véhicules électriques, le niveau sonore dans les villes sera réduit, améliorant ainsi la qualité de vie urbaine.» De plus en plus de zones urbaines interdisent l’accès aux véhicules émettant du CO2 et les zones à faibles émissions se font de plus en plus nombreuses. Pour accéder à ces zones, il suffi t de circuler dans un véhicule exempt d’émissions. De plus, avec l’absence de bruits de moteur, le niveau sonore dans les villes peut être considérablement réduit. Bien entendu, les piétons et cyclistes devront être sensibilisés aux nouvelles conditions de circulation. Un défi tout à fait réaliste.