Deux chiffres résument parfaitement la problématique: 46 % de l’énergie finale consommée en Suisse l’est par les bâtiments. Seul 1 % environ du parc immobilier helvétique est assaini chaque année.

Par conséquent, la mauvaise isolation des murs de nos maisons et les déperditions de chaleur qu’elle occasionne pourrait bien devenir un obstacle majeur dans les nouveaux plans énergétiques nationaux. «La ville de Lausanne, à l’instar de nombreuses autres communes suisses ainsi que les cantons et la Confédération, subventionne les études et travaux nécessaires à une meilleure isolation.

De cette manière, même avec un prix de l’énergie plutôt bas, l’opération est avantageuse financièrement», précise Xavier Righetti, Chef de l’unité d’études énergétiques aux Services industriels de la Ville de Lausanne. Une manière d’atténuer notamment la frilosité des promoteurs immobiliers à effectuer des rénovations dans un pays de locataires qui prennent en charge les coûts liés à l’énergie.

En pratique

L’installation de nouvelles fenêtres, l’isolation des façades et de la toiture puis, parfois, la sélection de modes de production de chaleur plus adaptés aux évolutions techniques, voici les étapes de l’assainissement d’un bâtiment.

Mais, avant de démarrer les travaux, il est judicieux de faire établir un diagnostic énergétique de la propriété, qui pourra guider et prioriser les travaux à réaliser, rentabilité oblige. Après rénovation, à en croire Xavier Righetti, le confort est augmenté: «C’est sans équivoque, l’atmosphère est beaucoup plus agréable dans un bâtiment assaini, les murs ne sont plus froids et la température de l’air peut même souvent être diminuée.

On se débarrasse alors de l’ambiance sèche et surchauffée de certains vieux appartements.» Encore faudra-t-il bien sûr respecter quelques principes de base de l’habitat eco-friendly.