D’après l’Office Fédéral de la Statistique, le logement et l’énergie restent la dépense la plus lourde des foyers avec 1475 francs, en moyenne, chaque mois. Et, d’année en année, cette somme augmente de manière évidente. Pourtant, c’est précisément sur ce point que la plupart des propriétaires pourraient faire des économies drastiques. Plus de deux tiers des dépenses énergétiques des habitations sont consacrées au chauffage. C’est dire l’importance de l’isolation en termes de rénovation écologique. Il est donc possible d’agir à différents niveaux, en fonction des pertes constatées et du budget prévu. Pour ce faire, la première étape est généralement de repérer les ponts thermiques, c’est-à-dire les endroits où la perte de chaleur est la plus importante. Il s’agit notamment des jointures des murs et des sols ainsi que de l’encadrement des fenêtres. De nombreux intervenants spécialisés proposent des diagnostics de ce type afin de vous accompagner dans la rénovation écologique de votre bien. 

Un cocon solide 

Il est  souvent préférable d’agir sur l’isolation extérieure qu’intérieure. En effet, la première est à la fois plus efficace et permet de conserver l’effet d’inertie thermique, c’est-à-dire que le mur conservera la chaleur lorsqu’il fait froid et la fraîcheur lorsque le thermomètre monte. De plus, cela permet de gagner en surface habitable, ce qui n’est pas négligeable dans le cas d’un bâtiment trop exigu. Ensuite, les fenêtres sont responsables de 10 % des déperditions thermiques d›une maison. Le verre est un très bon conducteur de chaleur et le simple vitrage est une vraie «passoire à calories».

Ainsi, depuis le milieu des années 1970, le double-vitrage s›est imposé, jusqu›à totalement remplacer le simple vitrage en construction neuve. Depuis, les performances des doubles vitrages ne cessent de s›améliorer. La lame d›air entre les vitres est passée de 6 à 16, 18 voire 20 millimètres. En outre, des gaz rares et très isolants ont remplacé l’air entre les deux vitres. Enfin, le triple vitrage à haute performance est en passe de se généraliser. Il s’agit de deux couches à basse émissivité et gaz rare. Il est utilisé notamment dans les maisons Minergie et approche la qualité thermique d›un mur isolé.

L’importance du toit

En rénovation, l’isolation de la toiture est fondamentale tant pour le confort que pour les économies d’énergie, puisqu’elle est à la source d’un tiers de celles-ci. Encore une fois, l’isolation par l’extérieur présente de nombreux avantages par rapport à une isolation par l’intérieur qui entraîne quelques contraintes, notamment lorsqu’il s’agit d’isoler ou de renforcer l’isolation de combles aménagés : vider les pièces, déposer les parements de rampants et plafond, ou prévoir une nouvelle décoration. Concrètement, il existe différentes solutions toutes brevetées par des constructeurs différents. Nombreux sont ceux qui promeuvent aujourd’hui la laine de bois au lieu de la laine de verre. 

Economiser l’eau

Plus de 70% de notre consommation d’eau s’effectue dans la salle de bains. Dans la douche, l’installation d’un pommeau à faible débit permet déjà d’influer sur la facture d’eau chaude. En effet, certains modèles consomment 9 litres d’eau par minute au lieu des 15 ou 20 habituels, et ce sans altérer le confort d’utilisation puisque la pression n’est pas modifiée. De plus, il existe des modèles de toilettes qui ne consomment que 6 litres d’eau par chasse au lieu de la quinzaine habituellement évacuée par les modèles conventionnels. Il est également possible d’installer un aérateur sur chaque robinet. Ce système, qui ne réduira pas la pression, fera passer le débit des robinets de 15 litres à la minute à environ 6 litres. Toutes ces petites ou grandes rénovations ont un impact direct sur les dépenses mensuelles du ménage, il s’agit donc, à chaque fois, de dépenses d’investissement. Et puisqu’il est rarement possible de tout changer d’un jour à l’autre, chacun commencera par là où il gaspille le plus actuellement.  D’où l’importance d’un diagnostic professionnel avant de commencer les travaux.