1. Le budget: un outil indispensable pour les ménages

En Suisse, le premier ennemi des ménages, c’est le coût de la vie. C’est pour cela qu’il est nécessaire d’établir un budget pour mieux décrypter ses habitudes de consommation.

Cet exercice a pour objectif premier d’identifier les trois types de dépenses auxquels on est confronté au quotidien, c’est-à-dire les charges fixes, les dépenses courantes et exceptionnelles. C’est en déduisant ces trois catégories de charge des ressources du foyer qu’on arrive à déterminer son restant pour vivre.

2. La capacité d’épargne: une donnée utile pour investir

Le revenu disponible est un indicateur de bonne ou de mauvaise gestion. En effet, il permet aux ménages de savoir tout de suite s’ils dépensent moins que ce qu’ils gagnent ou s’ils vivent au-dessus de leurs moyens.

Quand les dépenses d’un ménage ne sont pas en corrélation avec ses ressources financières, il faut tout de suite analyser l’ensemble de ces postes de charge afin de les comparer avec d’autres foyers similaires. Suite à cette analyse, il n’est pas rare que certains d’entre eux, en changeant leurs habitudes de consommation, arrivent à réaliser des économies substantielles.

Ce qui va améliorer de manière significative leur revenu disponible et par voie de conséquence leur capacité d’épargne. C’est cette dernière qui va leur indiquer le type de projets qu’ils pourront financer en toute sécurité dans le futur.

3. Le profil investisseur: un nouveau talisman

Cependant, il ne faut pas oublier que tout investissement implique la prise en compte de trois paramètres de prime abord, c’est-à-dire le degré de liquidité du placement, son rendement et son niveau de risque. A cela s’ajoutent trois autres données que nous avons tendance à oublier trop souvent; il s’agit du niveau d’imposition, des frais de gestion et de notre compréhension du support d’investissement.

Autant de questions que les investisseurs non professionnels, faute de connaissances approfondies sur le fonctionnement des marchés financiers, ne peuvent appréhender. C’est pourquoi la nouvelle directive MiFID fait obligation aux institutions financières de prendre en compte le profil d’investisseur de leurs clients, quand elles les conseillent, pour éviter les risques de faillite personnelle.

Pour définir ce profil, on va prendre en compte son niveau d’aversion pour le risque, l’état de ses besoins en liquidité et son horizon de placement. De nos jours, la mise en place d’une stratégie patrimoniale est devenue une activité pluridisciplinaire. Elle implique des connaissances en fiscalité, en droit, en protection sociale et en finance.

4. Les nouvelles tendances en matière d’investissement

A l’heure actuelle, avec l’apparition de placements complexes comme les produits structurés, il devient de plus en plus risqué d’investir en bourse sans se faire accompagner par des professionnels. Tout cela a engendré de nouveaux comportements de la part des investisseurs.

Le premier support d’investissement sur lequel les individus misent, c’est d’abord eux-mêmes. L’emploi à vie ayant tendance à disparaître, les salariés investissent en priorité dans la formation professionnelle ainsi que dans leur capital santé.

Le but étant de rester le plus longtemps en bonne santé afin de pouvoir mieux vendre sa force de travail. L’équation est simple: si on n’a pas de bons revenus, on ne peut ni épargner ni emprunter donc ni investir. Ces derniers temps, de plus en plus d’épargnants investissent dans la pierre, car emprunter pour acheter un bien immobilier équivaut à une bonne dette.

Si on l’achète à un bon prix et qu’on le réaménage, il peut générer à terme une plus-value ainsi que des revenus locatifs. Autre signe des temps avec l’économie collaborative, le lancement d’une activité indépendante est devenu moins risqué. De nombreux salariés réduisent leur temps de travail afin d’initier une activité indépendante en parallèle.

La constitution d’un portefeuille de clientèle avec ce type de plateforme étant plus rapide si on fournit un service de qualité. Comme on peut le constater, les investisseurs sont encore prêts à prendre des risques mais des risques calculés. La preuve en est qu'à travers le private equity, ils n’hésitent plus à prendre des parts ou à prêter des fonds à des entreprises non cotées. Simplement parce qu’ils préfèrent s’associer à des financiers qui connaissent parfaitement les secteurs dans lesquels ils investissent.