FOCUS

10,2 milliards

En 2016, les levées de fonds en capital-risque ont représenté 10,2 milliards de dollars pour la fintech au niveau mondial.

De 10 à 196

Selon l’Institut des services Financiers de Zoug (IFZ), membre de la Haute Ecole de Lucerne, et l’e-foresight de Swisscom, qui analyse les tendances dans le domaine de la finance, le nombre de start-up basées en Suisse et actives dans la fintech est passé de 10 à 196 depuis 2010.

55

Le domaine le plus représenté dans la fintech helvétique est l’investissement et la gestion d’actifs. 55 des 196 entreprises travaillent à l’automatisation et la numérisation de ces services.

27,3 millions

Selon la Swiss Crowdfunding Association, le crowdfunding et crowdlending ont permis de réunir 27,3 millions de francs en 2015 au travers de 1342 campagnes de financement. C’est 73% de plus que l’année précédente. Cette branche de la fintech est représentée par 42 sociétés actives en Suisse. Les chiffres de 2016 ne sont pas encore disponibles.

Dans un monde connecté, la technologie oblige de nombreux domaines à se réinventer. Alors que le tourisme et les transports ont été très transformés, le secteur financier n’échappe pas à la règle. L’industrie de la fintech – contraction de finance et technologie – apporte son lot d’innovations numériques.

Entre le financement participatif, l’e-banking et les systèmes de paiement, l’objectif final est toujours le même: rendre les services financiers plus efficaces et meilleur marché.

La Suisse aime la fintech

La fintech a le vent en poupe: on compte aujourd’hui 196 start-up actives en Suisse. Au total, ces nouveaux acteurs du marché ont bénéficié d’investissements à hauteur de 160 millions de francs en 2016.

Il faut dire que les conditions-cadres sont réunies pour que cette industrie se développe dans notre pays. L’institut IFZ – de la Haute Ecole de Lucerne – classe Zurich et Genève en deuxième et troisième position sur les 27 villes les plus propices à la croissance de sociétés de fintech dans le monde.

Le cadre légal et politique, l’économie et la technologie seraient ici des facteurs positifs.

Les banques et assurances attentives à cette évolution

Les innovations apportées par ces nouvelles entreprises changent la donne. Certaines peuvent être perçues comme des menaces, notamment le «Robo-advisor», la gestion de fortune automatisée.

La fintech en Suisse a de beaux jours devant elle

Mais, dans la plupart des cas, ces nouveautés ont un fort potentiel. Au final, la collaboration entre les acteurs financiers traditionnels et ces jeunes start-up devrait s’intensifier dans les années à venir.

Alors que le domaine peut paraître complexe pour les non-initiés, la fintech prend une place de plus en plus importante dans notre quotidien.

La communauté investit toujours plus dans des projets

Le crowdfunding (financement participatif) et le crowdlending (prêt participatif pour les entreprises) ont révolutionné la recherche de fonds. Sans intermédiaires et par des particuliers, ces modes de fonctionnement comptent sur les internautes pour financer des projets.

Alors que le crowdlending remplace véritablement un prêt (où les particuliers remplacent la banque), le crowdfunding offre des contreparties (comme des précommandes) en échange de financement. En Suisse, ce marché est en constante augmentation depuis 2008 et permet à n’importe qui de lancer son projet.

Le paiement a encore un gros potentiel de croissance

Les services bancaires numériques aux particuliers sont des enjeux majeurs de la fintech. En 2014, seulement 49% des Suisses utilisaient des systèmes d’e-banking.

Pour ce qui est du paiement avec mobile, les solutions proposées ont de la peine à se démocratiser, alors que 75% des habitants possèdent un smartphone. Selon la Banque nationale, le nombre de billets en circulation augmente de 7% par année. Dans cette optique, la fintech risque bien de changer la donne.

Un avenir propice

La fintech en Suisse a donc de beaux jours devant elle. Tant au niveau du contexte économique que des possibilités d’innovations. Une aubaine pour les particuliers qui devraient en être les bénéficiaires finaux, avec des prestations financières plus rapides et simplifiées.