Alors que le commerce en ligne prend une place de plus en plus importante jusqu’en Suisse, la tendance est aussi à la digitalisation concernant la solidarité. Le digital révolutionne le fundraising et l’ensemble du secteur caritatif. De fait, internet est peu à peu intégré à la stratégie marketing multicanal des associations.

Il permet d’entretenir une relation de proximité avec les donateurs. Face au potentiel de ce canal, les organismes à but non lucratif se réorganisent. Cette tendance venue des pays anglo-saxons et plus récemment de la France passe, par exemple, par la possibilité d’utiliser le SMS ou des sites internet pour soutenir des ONG ou associations.

Aujourd’hui, ces nouveaux moyens très réactifs sont particulièrement utilisés dans des situations d’urgence, suite à une guerre ou un tremblement de terre entre autres.

Mutation plus profonde

Pourquoi le web séduit-il petit à petit les donateurs? Parce que la génération qui donne le plus – les seniors – utilise de plus en plus le web. Parallèlement, internet permet aux associations d’approcher de nouveaux bienfaiteurs plus jeunes et de se rapprocher de leurs publics en communiquant avec eux de façon plus spontanée.

 Avec la multiplicité des initiatives caritatives vient aussi un manque de visibilité possible sur les causes ou la circulation des fonds. Il est alors plus que jamais essentiel de guetter les labels et certifications
Enfin, en cas d’urgence humanitaire, le web permet de mobiliser rapidement un maximum de personnes. Parallèlement, de nouvelles plateformes de dons ont fait leur apparition. Chacun peut y lancer ses propres actions dans le but de soutenir une œuvre existante et mobiliser ainsi sa communauté derrière un défi sportif, par exemple.

Prolongation logique, certains sites internet – surtout anglo-saxons encore une fois – se sont mis à proposer un soutien direct à une famille ou une situation sans autres intermédiaires. Attirantes pour l’internaute en recherche d’efficacité, ces solutions manquent toutefois d’encadrement et de logistique pour être réellement durables et utiles au plus grand nombre.

Cela dit, le message est clair pour les ONG: le public voudra désormais de plus en plus de transparence et de personnalisation en matière de donations. Aujourd’hui, les utilisateurs peuvent choisir des projets en santé, en protection de l’enfance, en crises humanitaires ou des interventions par pays, notamment en Syrie.

Chacun peut ainsi monter sa propre campagne et l’animer avec ses photos et ses vidéos. Anniversaires, défis sportifs, mariages ou soirées de soutien: toutes les occasions sont bonnes. Reste alors aux ONG ou fondations le rôle de veiller à l’utilisation correcte des fonds. Les nouvelles technologies ont aussi permis le développement d’outils capables de susciter une opportunité de don dans les transactions du quotidien.

C’est le cas du don sur salaire. Ce dernier permet aux salariés de soutenir les actions d’associations de leur choix, en réalisant des micro-dons chaque mois sur leur salaire net. Ensuite, l’employeur s’associe à l’opération en doublant le montant du don. Autre outil proposé dans ce genre: les opérations de générosité lors du passage à la caisse.

Le service remet, par exemple, un flyer équipé d’un code-barres au consommateur, qui peut ainsi donner deux francs ou plus à une association au moment où il règle ses courses.

L’importance de la vérification

Avec la multiplicité des initiatives caritatives vient aussi un manque de visibilité possible sur les causes ou la circulation des fonds. Il est alors plus que jamais essentiel de guetter les labels et certifications.

C’est le cas de la Zewo qui veille à la clarté et à l’honnêteté des organisations collectant des dons et favorise la confiance de la société envers l’activité d’utilité publique. Plus de 500 organisations d’utilité publique possèdent le label Zewo en Suisse.

Elle s’engage pour que l’usage des dons soit conforme au but et optimale. Les œuvres de bienfaisance qui se soumettent au contrôle de la Zewo et satisfont à ses exigences strictes obtiennent le label de qualité Zewo.

Un logo rouge à guetter afin que l’augmentation, chaque année, de la part de dons faite sur internet n’entraîne pas de gaspillage des précieux fonds des Romands.