À ce jour, il existe différents classements qui évaluent la compétitivité des centres financiers du monde. Ces études de benchmarking sont pour la plupart basées sur plusieurs facteurs déterminants pour les places financières. Bien qu’elles puissent parfois être caractérisées par des évaluations subjectives, elles constituent néanmoins un indicateur général de la qualité des sites.

Champs d’action concrets identifiés

Dans ce contexte, un groupe de travail de l’ASB a examiné un grand nombre d’indices et d’études publiques relatifs aux facteurs de succès des banques privées. L’objectif de cette analyse est de créer une rétrospective consolidée de l’ensemble des facteurs afin de permettre à la Suisse de se positionner face aux places financières concurrentes.

Pour ce faire, des facteurs pour lesquels il existe des normes internationales approuvées, telles que la mise en œuvre de l'échange automatique de renseignements (EAR), ainsi que des facteurs d’implantation et de compétitivité traditionnels, tels que l’environnement fiscal, ont été examinés.

Les résultats ne constituent pas seulement un instrument promotionnel pour la branche, mais devraient aussi permettre d’identifier les champs d’action concrets pour la politique, les régulateurs et, enfin, les acteurs du marché.

La branche doit rester vigilante

Les résultats de l’analyse ont montré que, malgré tous les défis, l’industrie suisse de la gestion de patrimoine se positionne très bien en comparaison internationale. Il ne faut néanmoins pas se reposer sur ses lauriers. Cette position doit être continuellement défendue.
 

L’industrie suisse de la gestion de patrimoine est très bien positionnée
 

Au vu des facteurs d’implantation traditionnels, il existe un potentiel d’optimisation, en l’occurrence dans l’environnement fiscal et au regard de la possibilité d’offrir de manière active des services sur les marchés de base. De plus, les conditions-cadres actuellement en vigueur dans d’autres domaines, par exemple la numérisation ou le marché du travail, ne doivent pas être mises en péril inutilement.

Au-delà de cet aspect, le secteur bancaire fait aujourd’hui déjà partie des secteurs les plus régulés de l’économie suisse. La législation et la réglementation suisses ne doivent donc pas dépasser les normes internationales approuvées, au risque de grever directement le secteur bancaire national vis-à-vis d’autres centres financiers.

Priorité aux conditions-cadres optimales et à la qualité irréprochable

Il est incontestable que l’organisation internationale du cadre réglementaire exerce une influence significative sur la compétitivité internationale d’une branche.

Afin que la place financière suisse ne soit pas reléguée à l’arrière-plan, les autorités suisses ne devraient pas devancer les places financières en comparaison internationale dans l’application des normes internationales et éviter de passer la ligne d’arrivée en premier.

Dans le même temps, les instituts financiers contribuent de manière considérable au maintien d’une place financière compétitive en proposant des services innovants et en défendant l’intégrité de la place financière.

La démarche coordonnée de l’Etat et du secteur bancaire a pour objectif de permettre à la place financière suisse de s’imposer à l’avenir aussi comme centre de pointe de gestion de fortune face à la concurrence mondiale.