Innovation

C’est une lente rénovation qui a lieu depuis bientôt six ans à Neuchâtel. Son nom: Holistic. Son objectif: réduire de près d’un quart la consommation d’énergie fossile dans les quartiers du Mail, de la Maladière et de la gare. Pour y arriver, plusieurs bâtiments ont déjà été rénovés, comme celui du siège de l’Université. Menés par l’Etat de Neuchâtel, les travaux ont permis de diminuer la consommation d’énergie thermique de 30 %. Quelques centaines de mètres plus loin, l’optimisation du réseau de chauffage à distance de la Maladière entrepris par Viteos a déjà créé une économie annuelle de 4000 MWh, soit une réduction de 850 tonnes de CO2 par an. Le stade de la Maladière a aussi été recouvert de plus de 3’800 m2 de panneaux solaires, ce qui alimente 140 ménages en électricité. 

Initié par la commission européenne, qui reverse des subventions, ce projet veut démontrer que si on parvient à atteindre l’objectif dans un quartier, il est possible de l’étendre à l’ensemble d’une ville, tout en faisant collaborer des partenaires publics et privés. Un défi relevé aussi à Dundalk en Irlande et Mödling, en Autriche. 

Objectif atteint

«Jusqu’à maintenant, les premiers résultats sont encourageants mais nous aurons des mesures plus précises d’ici cet automne pour pouvoir tirer un bilan», explique Daniel Oswald, directeur de l’association Ecoparc, l’un des neuf partenaires suisses de l’aventure. Ce délai permettra également à certains travaux de se terminer, comme l’assainissement des piscines du Nid-du-Crô, et de mettre sur pied un parcours didactique numérique dédié à l’énergie. Le projet global est évalué entre 20 et 30 millions de francs. La part des subventions européennes pour Neuchâtel s’élève elle, à 4,3 millions.