Label de qualité de l’UE, l’étiquette-énergie caractérise presque tout appareil électrique. La catégorie A+++ verte désigne les appareils les plus efficaces énergétiquement, alors qu’à l’autre bout de l’échelle, les plus gourmands sont rouges! Ce label est obligatoire pour les fours, les lave-vaisselle, les lave-linge et sèche-linge, les réfrigérateurs, les climatiseurs et les lampes. 

L’étiquette, une mine d’informations utiles

Outre la catégorie à laquelle appartient votre appareil, l’étiquette-énergie va vous indiquer bien évidemment sa consommation énergétique, mais aussi moult autres caractéristiques importantes. Il peut s’agir de la consommation d’eau, du niveau de nuisance sonore ou encore de l’efficacité d’une fonction. Il y a désormais les trois nouvelles «sous-catégories» A+, A++ et A+++, chacune d’entre elles étant environ 20 % plus efficace que la moins bonne. Toutefois, les valeurs précises pour chaque cas sont disponibles sur le site www.energyday.ch.

Il s’agit surtout d’informer et de sensibiliser les consommateurs puisque, grâce à ces étiquettes, ils peuvent choisir leur appareil de manière ciblée, réaliser des économies substantielles et participer au développement durable de notre planète.

Appareils électroménagers et sanitaires

Nous utilisons au quotidien de plus en plus d’appareils électriques et électroniques, ce qui a un impact direct sur notre facture d’électricité, mais aussi sur l’environnement et les ressources énergétiques de la planète. Le chauffage constitue, au sein de nos habitations, le principal gouffre énergétique. Chauffage des pièces et chauffage de l’eau. La production d’eau chaude est une grande dévoreuse d’énergie et il est intéressant d’économiser l’eau chaude de manière intelligente. C’est en ce sens que les étiquettes-énergie pour les pommeaux de douche, les robinets et les économiseurs permettent au consommateur de sélectionner les appareils sanitaires. Le tout pour le plus grand bien de notre porte-monnaie et de l’environnement.

Pour les machines à laver, que ce soit le linge ou la vaisselle, vous disposez d’un accès facile à plusieurs caractéristiques énergétiques par l’intermédiaire des étiquettes. Outre sa catégorie énergétique, l’étiquette précisera la consommation annuelle d’énergie et d’eau.

Et les téléviseurs?

A partir de fin novembre de cette année, l’UE imposera et apposera une étiquette sur les téléviseurs. A ce jour, rares sont les appareils de télécommunication et de bureau qui ont une spécification unique de la consommation d’énergie. En Suisse, l’ordonnance de l’UE pour téléviseurs sera probablement reprise lors de la prochaine révision de l’Ordonnance sur l’énergie qui doit entrer en vigueur début 2012. Etant donné qu’à ce moment tous les téléviseurs devront être étiquetés en UE, l’introduction de l’étiquetage en Suisse ne devrait donc pas poser de problèmes. Ces étiquettes indiqueront notamment la classe d’efficacité énergétique, de A à G, la consommation en watts en mode marche ainsi que la consommation annuelle en KWh sur la base d’une utilisation de 4 heures par jour. Il nous faut garder à l’esprit qu’entre une télé A et une télé classée G, l’indice d’efficacité énergétique peut varier de plus de 10 fois.

Les véhicules

Une grande partie du coût de fonctionnement d’un véhicule réside dans sa consommation en carburant et dans son poids. L’étiquette-énergie renseigne le futur acheteur sur la catégorie d’efficacité, la consommation de carburant, le poids et les émissions de CO2. Les voitures électriques et les véhicules roulant aux biocarburants sont également susceptibles de présenter un certain nombre de caractéristiques énergétiques. De telles indications permettent au consommateur de choisir une voiture efficace énergétiquement. Pour compléter ces données, des informations concernant les pneus (sécurité, niveau sonore, efficacité énergétique) peuvent figurer sur une étiquette. En effet, les pneus ont une influence non négligeable sur la consommation d’un véhicule: par exemple, la résistance au roulement peut représenter jusqu’à 20 % de la consommation. Par ailleurs, certains cantons encouragent l’utilisation de véhicules propres en réduisant, voire en annulant, l’impôt sur les véhicules à moteur pour les véhicules énergétiquement efficaces. Il en va de même avec quelques sociétés d’assurance ou de leasing qui accordent des réductions de primes ou de taux d’intérêt pour les automobiles respectueuses de l’environnement ou à basse consommation.

Lumière, montre-moi ton -étiquette…

Des étiquettes renseignent également le consommateur sur le rendement énergétique des ampoules, dont le coût ne se résume évidemment pas à son prix d’achat! En Suisse, l’éclairage représente environ 15 % de la consommation d’électricité. Diverses possibilités existent, des ampoules aux lampes fluorescentes. Il est désormais obligatoire que les ampoules destinées à nos ménages (ampoules à incandescence et à luminescence) se voient apposer une étiquette-énergie qui va indiquer non seulement le rendement énergétique, mais aussi la puissance électrique absorbée par l’ampoule et son flux lumineux, et parfois même la durée de vie en heures.

Les ampoules économiques, à faible consommation, présentent une grande efficacité lumineuse et une longue durée de vie. Ainsi, la lumière d’une ampoule de 5 watts est équivalente à celle d’une ampoule à incandescence traditionnelle de 25 watts, et sa longévité (6000 à 15000 heures) est 6 à 15 fois supérieure à celle d’une ampoule à incandescence. Malgré leur prix, les ampoules économiques, de par leur durée de vie et leur consommation, constituent un investissement intéressant: pour 1000 heures d’utilisation d’une ampoule à incandescence traditionnelle (classe E), au prix moyen de 0,20 CHF par kWh, vous paierez 4.– CHF de plus qu’une ampoule économique (classe A). De plus, vous participerez ainsi au développement durable de notre planète par une préservation des ressources naturelles au niveau de la production d’énergie.