Avant même la nouvelle stratégie énergétique fédérale, le CSEM et l’EPFL avaient proposé à la Confédération de financer un centre consacré à l’énergie photovoltaïque. Aujourd’hui, son utilité est d’autant plus évidente que de nombreux espoirs reposent sur cette technologie pour aider la Suisse à sortir du nucléaire. « En Suisse, la recherche orientée vers l’industrialisation est encore peu développée dans certains secteurs et c’était le cas du photovoltaïque qui n’avait pas de centre attitré. », explique d’emblée le directeur du PV-center, Christophe Ballif. C’est donc pour y remédier que son équipe a prévu d’allier un maximum d’entreprises industrielles au fonctionnement du centre. Le but est non seulement  de transformer les résultats de la recherche en solutions  intéressantes pour l’industrie, mais aussi de soutenir les entreprises pour leur permettre d’arriver rapidement sur le marché avec de nouveaux produits .

Nouveaux produits

Dans le domaine du photovoltaïque, l’émulation est très importante, mais la concurrence l’est également. Les entreprises doivent développer de nouvelles technologies et miser sur le fait qu’elles s’imposeront dans un ou deux ans sur le marché.   « Il existe de nouveaux secteurs d’activité allant des techniques de revêtements, aux machines de production de modules, à l’intégration au bâtiment, en passant par les nouveaux produits solaires comme les modules colorés, ou les onduleurs intelligents. », souligne Christophe Ballif. D’après les prévisions actuelles, des modules solaires d’une puissance pouvant atteindre 2000 à 4000 gigawatts pourraient être installés dans le monde entier au cours des 30 prochaines années. Et, il se pourrait bien que les entreprises suisses et le CSEM y jouent un rôle crucial.