L’engouement pour le chauffage à bois est évident tant pour les particuliers que pour des entreprises ou des solutions collectives de chauffage à distance. Dans le dernier cas, le bois se révèle d’ailleurs particulièrement écologique et efficace, à condition d’utiliser une installation qui permet un rendement optimal et qui possède des filtres adéquats afin de limiter les dégagements nocifs dans l’air. Parmi les arguments principaux pour le bois, se trouvent l’autonomie régionale et l’indépendance. Grâce au bois, un canton aura l’assurance d’investir dans l’économie locale plutôt que de dépenser le budget énergétique à l’étranger. Autre conséquence positive de cette consommation autarcique: l’assurance de maîtriser les coûts et, ainsi ne jamais devoir subir l’évolution de la géopolitique internationale ou des cours de change.

Poêles privés à granulés

Cet appareil de chauffage domestique allie technologie et facilité d’utilisation. D’un bon rendement, il demande peu de manipulation grâce à son réservoir d’alimentation automatique et la faible quantité de cendres qu’il produit. En outre, il ne nécessite pas d’une véritable installation de cheminée puisqu’un conduit à travers le mur suffit. La combustion est contrôlée en permanence et ne nécessite que peu de réglages. Ensuite, la chaleur est diffusée principalement par rayonnement à travers la masse du poêle et à travers le système de ventilation. Généralement, les poêles à granulés sont régulés de manière intelligente à l’aide d’un thermostat, de sondes de température et d’un système informatique.

Transition

Par sa relative simplicité de mise en place, le chauffage à bois reste le meilleur moyen de compenser momentanément la diminution des modes de chauffage particulièrement gourmands en énergie ou peu écologiques. Les Suisses dépendent à plus de 70% des hydrocarbures importés pour se chauffer et le mazout en est encore largement le composant principal. Mais la prise de conscience des problèmes que le mazout engendre gagne du terrain, offrant ainsi l’opportunité d’un renouvellement des sources d’énergie. Puisque l’objectif est d’investir à terme dans les cleantech, il s’agit de trouver une source de chaleur qui demande un faible investissement, qui ne gâche pas les efforts écologiques et qui ne risque pas de produire des dommages irrémédiables. Certaines communes du Bas-Valais l’ont compris, et ont choisi d’investir pour l’avenir de leurs concitoyens. Pour toutes ces raisons, l’avenir du chauffage à bois promet d’être flamboyant.