Tous concernés

Fatigue, crampes, bouffées de chaleur, migraines, douleurs gastriques, congestion nasale, asthme, inflammations, urticaire sont quelques-uns des symptômes dont l’origine pourrait être imputée aux sulfites.

Cet antioxydant est présent dans bon nombre de produits alimentaires, y compris le vin. Il peut provoquer des manifestations identiques à celles de l’allergie, mais d’un point de vue clinique, on parle plutôt d’intolérance.

L’Organisation mondiale de la santé tire la sonnette d’alarme

Les chercheurs ont commencé à s’intéresser à l’impact des sulfites à la suite d’une vague de décès aux Etats-Unis dans les années 80. Aujourd’hui, l’OMS établit qu’un adulte de 60 kg ne devrait pas dépasser une dose journalière de 42 mg.

Or, il s’avère que certains aliments traités de manière industrielle peuvent contenir jusqu’à 2000 mg par kilo; comme les abricots secs pour ne pas qu’ils brunissent.

Le vin échappe-t-il à la législation européenne?

Au-delà d’un certain seuil, le taux de sulfites doit être indiqué sur les étiquettes, mais, pour une raison incompréhensible, le vin semble faire exception; ce taux n’est jamais spécifié.

Pourtant, le vin figure parmi les produits pouvant contenir d’importantes quantités de sulfites. Sans le savoir, les consommateurs les plus sensibles risquent d’être en proie à une réaction plus ou moins sévère, même à raison de deux ou trois verres.

Régime d’éviction

A ce jour, il n’existe aucun remède contre les sulfites. Ainsi, les personnes diagnostiquées intolérantes doivent éviter de dépasser la dose au-delà de laquelle elles commencent à se sentir mal.

Certaines se tournent vers les aliments issus de l’agriculture biologique, et en ce qui concerne le vin, vers une production dite «naturelle». Ces derniers ne contiennent pas de sulfites ajoutés, mais uniquement un sulfite naturel dû à la fermentation.

Les doses sont extrêmement faibles. Leur durée de conservation est certes inférieure aux vins contenant des sulfites ajoutés, mais elle peut tout de même s’étendre jusqu’à dix ans.

L’enjeu commercial étant de taille, la problématique des sulfites fait débat dans les milieux viti-vinicoles. Certains lobbies la minimise, d’autres l’exagère. Quoi qu’il en soit, elle reste une réalité à prendre en considération pour toute personne soucieuse de préserver sa santé.