Nombreuses sont les initiatives marketing à utiliser la localisation, et plus précisément l’origine géographique, comme argument commercial en intégrant une référence à un territoire, de préférence rural bien sûr, dans la dénomination du produit.

Aussi, un simple regard sur un rayon alimentation d’un supermarché permettra de constater que les produits de terroir mettent au moins en avant, soit l’histoire de l’entreprise ou de son dirigeant, soit l’origine de la matière première ou encore celle du savoir-faire et de la recette. Afin de garantir cette provenance géographique au consommateur, les deux dernières dimensions sont d’ailleurs souvent labellisées afin d’éviter les abus réguliers du marketing.

Argument de poids

L’image de la qualité suisse est particulièrement ancrée à l’intérieur du pays qui connaît l’un des plus forts sentiments de fierté au monde au sujet de sa production locale. La spécialisation haut de gamme et le culte de la qualité sont naturellement des éléments importants dans la formation de cette image que les Suisses ont de leur économie.

Mais puisque les produits et les services suisses jouissent d’une excellente réputation au niveau tant national qu’international, on observe en parallèle une augmentation des usages frauduleux. C’est notamment pour cette raison que la question d’une meilleure réglementation de la mention «Swissness» est saisie par les chambres fédérales depuis plusieurs années.

Des chiffres encourageants

Les études empiriques sur le comportement d’achat révèlent un grand intérêt pour les denrées alimentaires locales. Au Royaume-Uni, 70 % des habitants préfèrent acheter local, près de 50 % veulent acheter plus de produits locaux à l’avenir. D’après le Natural Marketing Institute, 71 % des consommateurs français et 47 % des consommateurs espagnols et britanniques affirment qu’acheter local est important.

En Suisse, de telles données ne sont pas disponibles, mais le comportement d’achat serait assez proche de celui observé en France, particulièrement dans les zones rurales où l’attachement à des pratiques comme les ventes à la ferme sont en pleine expansion. Cette nouvelle mode a même évité la faillite à de nombreuses petites exploitations agricoles.