Depuis un certain nombre d’années, les habitudes alimentaires se modifient et prennent des tendances qui peuvent provoquer des inconvénients.

En l’occurrence ici le responsable se nomme le gluten qui serait mis  en cause dans les symptômes de « ballonnements, maux de ventre, fatigue, troubles gastriques etc. ».

Il faut resituer le problème dans son contexte et faire la différence entre l’allergie au gluten qui est une pathologie avérée (maladie coeliaque) et qui a des marqueurs médicaux pour la diagnostiquer, et les intolérances  par le gluten qui pourraient selon certains scientifiques être provoquées par des substances contenues dans le gluten appelées FODMAPs.

Une réduction préconisée de 6 à 8 semaines de ces sucres, donnerait satisfaction

L’acronyme FODMAPs signifie « Fermentable by colonic bacteria Oligosaccharides, Disaccharides, Monosaccharides And Polyols ». Selon leur type, ces sucres ne sont pas du tout ou seulement partiellement digérés et absorbés au niveau de l’intestin grêle.

Une certaine quantité transite donc jusqu’au côlon. A ce niveau, les sucres provoqueraient une distension du gros intestin via un effet osmotique (appel d’eau qui augmente le volume des selles) et la production de gaz (fermentation des sucres par le microbiote).

Cette distension jouerait un rôle prépondérant dans les douleurs intestinales ou l’accélération du transit. Les gaz produits sont également à l’origine des flatulences.

Dans ce cas précis, à la différence  de la maladie de coelliaque où la suppression du gluten est impérative, dans le cas d’intolérances il s’agirait  de réduire les quantités consommées de FODMAPs et non d’une suppression complète.

Tous les sucres ne sont pas obligatoirement impliqués ensemble, mais l’effet de ceux qui le sont est cumulatif. Il existe  des tests de l’hydrogène expiré qui peuvent normalement repérer quels sont les sucres individuellement incriminés.

Dans la pratique, une réduction préconisée de 6 à 8 semaines de ces sucres, donnerait satisfaction. Une réintroduction de chaque sucre par le patient permet l’identification de celui ou de ceux en cause et d’éviter des restrictions non nécessaires comme malheureusement c’est souvent le cas.